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Fukushima nous rappelle que le risque zéro n’existe pas

Atomkraaft_-_nee_merciMardi prochain, le 11 mars, 3 ans se seront écoulés depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima et la catastrophe naturelle qui l’a déclenchée. Pourtant, des fuites régulières d’eaux hautement contaminées, des mesures de radioactivité toujours inquiétantes, des accidents lors des travaux de sécurisation, des travailleurs irradiés et le risque persistant d’une nouvelle explosion nous rappellent que cette catastrophe est loin d’être terminée. La centrale continue à émettre d’importantes quantités de radioactivité dans l’air, le sol et l’océan, plus de 100.000 personnes n’ont pas pu regagner leur village et le Japon prévoit des travaux de sécurisation et de nettoyage pendant 30 à 40 ans.

Fukushima nous rappelle que le risque résiduel du nucléaire est loin d’être zéro et qu’un accident peut toujours arriver. Aucun pays n’est à l’abri. Encerclé par des centrales nucléaires allemandes, belges et françaises – dont celle de Cattenom se trouve à moins de 10 km de la frontière –, le Luxembourg est particulièrement vulnérable en tant que pays tout entier. Pour nous, Comité national d’action contre le nucléaire, la seule conclusion possible est par conséquent la sortie du nucléaire au niveau européen et mondial et le développement rapide des énergies renouvelables.

Face à la volonté d’EDF (Electricité de France) de prolonger la durée de vie de la centrale nucléaire de Cattenom jusqu’à 60 ans et l’augmentation du risque d’accident qui va avec, le Comité d’action soutient le gouvernement luxembourgeois dans sa volonté de poursuivre les démarches auprès des autorités françaises et belges dans le but de la fermeture des centrales de Cattenom et de Tihange. Dans ce contexte, il tient à rappeler ses trois revendications fondamentales adressées au gouvernement en 2011 et qui gardent toute leur actualité :

Utiliser, au niveau national, de la Grande Région et de l’Union Européenne tous les moyens à votre disposition, afin d’atteindre les objectifs suivants:

  • L’arrêt immédiat et définitif des centrales nucléaires menaçant directement le Luxembourg: Cattenom/Chooz/Fessenheim (F); Tihange/Doel (B); Biblis/Philippsburg (D);
  • Une politique de l’Union Européenne qui refuse le nucléaire dans tous les domaines;
  • Un concept énergétique national durable avec comme objectif de rendre le Luxembourg indépendant du nucléaire et des énergies fossiles.

 

Contact:  Paul Polfer, secrétaire (paul.polfer@oeko.lu)

 

 

* Mouvement Ecologique, Greenpeace, OGBL, FNCTTFEL-Landesverband, LSAP, déi gréng, Forum, ADR, déi jonk gréng, DP, FGFC, JSL – Jeunesses Socialistes Luxembourgeoises, Luxemburger Kommission Justitia et Pax, KPL, LCGB, Lëtzebuerger Guiden a Scouten, Fair Trade Lëtzebuerg asbl, déi Lénk, attac Luxembourg, Klima-Bündnis Lëtzebuerg, Eurosolar, Syprolux, FNCTTFEL-Jugend, natur&ëmwelt; Adrenalin-déi jonk ADR; Friddensinitiativ asbl, Association Luxembourgeoise de Médecine de l’Environnement (A.L.M.E.N.), CSV, Ligue CTF, Biolabel Lëtzebuerg.