Contruction et Logement
  • Print Friendly


Aspects de sécurité lors de la construction de panneaux solaires, matériaux d’isolation, mesures de végétalisation …. Échange stimulant avec le CGDIS

Le Mouvement Ecologique et l’Oekozenter Pafendall ont récemment eu un entretien stimulant avec des responsables du CGDIS (Corps grand-ducal d’incendie et de secours).

 

L’entretien a eu lieu à la demande du Mouvement Ecologique. L’élément déclencheur était que le Mouvement Ecologique était régulièrement confronté, dans le cadre de certains dossiers (p. ex. la construction d’installations solaires chez des particuliers), à l’affirmation selon laquelle certaines normes étaient exigées par le CGDIS dans les différentes procédures d’autorisation en raison de leurs compétences auprès des promoteurs immobiliers.

 

Les responsables ont expliqué qu’ils conseillaient les communes pour les bâtiments à partir de 3 unités d’habitation ou d’une taille de 400 m2 . Leur avis n’aurait toutefois qu’un caractère de recommandation. Or, ces recommandations du CGDIS sont parfois reprises en bloc par les communes dans les dispositions des plans d’occupation des sols (PAG) ou des plans partiels d’aménagement (PAP) comme étant juridiquement contraignantes pour les habitations privées individuelles, ce qui n’est ni l’objectif ni approprié. Il en va autrement pour les bâtiments soumis à l’obligation de commodo (donc généralement aussi les grands bâtiments et les bâtiments publics). Les directives de l’ITM – l’Inspection du Travail et des Mines – s’y appliquent et doivent être mises en œuvre en conséquence.

 

Dans les deux cas, les constructions avec des matériaux de construction issus de matières premières renouvelables sont en principe autorisées, dans la mesure où elles respectent les catégories de résistance au feu recommandées ou prescrites. Néanmoins, le CGDIS est conscient qu’il est tout à fait possible d’utiliser des méthodes de construction résistantes au feu avec des matériaux renouvelables. Les responsables ont clairement indiqué que pour eux, ce ne sont pas les matériaux en tant que tels qui sont importants, mais la résistance au feu de la construction. De ce point de vue, même une façade isolante endommagée avec du « polystyrène » est tout à fait problématique.

 

La perspective du CGDIS sur certains dossiers a été intéressante à connaître. Des aspects très concrets ont été évoqués, comme par ex : Les tuiles solaires intégrées ne seraient pas très visibles de nuit pour les pompiers, ce qui pourrait poser un problème en cas d’incendie (malheureusement, le CGDIS ne dispose pas automatiquement d’informations sur le bâtiment) ; ou encore, les installations solaires placées trop près du toit voisin pourraient poser un problème s’il fallait découper un coupe-feu dans le toit pour éviter que l’incendie ne se propage au toit voisin. D’une manière générale, il doit toujours y avoir un espace libre non occupé par des panneaux photovoltaïques dans le toit, afin que les pompiers puissent couper un accès au toit en cas d’incendie de la charpente…

 

En ce qui concerne les véhicules de pompiers nécessaires pour les incendies de bâtiments plus hauts, ils auraient besoin d’un socle plus large et donc d’un passage plus large sur la route. Les structures vertes ne devraient pas être un obstacle à l’accès à la maison.

 

Les responsables ont répété à plusieurs reprises qu’ils étaient tout à fait ouverts à l’installation d’énergies renouvelables et à un renforcement de la végétation. Mais les principes de base doivent être respectés pour des raisons de sécurité.

 

Selon les responsables, on travaille actuellement avec le ministère de l’Intérieur à l’élaboration de valeurs d’orientation que les communes pourraient ensuite reprendre dans leurs plans d’occupation des sols ou dans leurs plans partiels d’aménagement. Il s’agirait de répondre à des questions telles que : Quelles dispositions doivent être respectées lors de la construction d’installations solaires ? Comment régler le traitement des structures vertes, par exemple la végétalisation des façades ou des toits ? On travaillerait également sur des recommandations concernant les matériaux de construction à recommander et les conditions à respecter.

 

La question de la mobilité électrique a également été abordée, mais le CGDIS a souligné qu’il n’existait pas de données indiquant qu’il y avait un risque particulier d’augmentation des incendies, contrairement à l’impression donnée par certains médias. De même, l’installation de stations de recharge électrique dans les grands immeubles locatifs ne poserait a priori aucun problème.

 

Les représentants du Mouvement Ecologique et de l’Oekozenter Pafendall ont souligné qu’il devrait y avoir une certaine proportionnalité entre l’exigence de sécurité absolue et la nécessité et le souhait d’une plus grande végétalisation et d’une utilisation accrue des énergies renouvelables.

 

En fin de compte, il appartient aux responsables politiques de prendre une décision pondérée sur la base des recommandations ou des expertises. L’élaboration de lignes directrices pour les communes – réalisée conjointement par le CGDIS et, entre autres, le ministère de l’Intérieur – est la bienvenue dans ce contexte. Dans ce contexte, il convient également de tenir compte des voix des ministères de l’Environnement, de l’Énergie et de l’Économie.

 

Dans l’ensemble, un échange très ouvert et stimulant !

 

Traduit par Deepl.com – version gratuite

 

14.05.24