2 ans de gouvernement CSV-DP : Où en sommes-nous ? Où nous mène le voyage dans le domaine de la durabilité ?
Il y a plusieurs années, le Mouvement Ecologique a introduit l’instrument du « Mecoskop » : www.mecoskop.lu/fr
Celui-ci permet de déterminer dans quelle mesure 77 promesses sélectionnées du gouvernement dans l’accord de coalition sont mises en œuvre… ou non.
Malheureusement, deux ans après l’entrée en fonction du gouvernement CSV-DP, le Mouvement Ecologique doit dresser un bilan négatif. Pas moins de 38 promesses, soit la moitié, n’ont même pas été abordées.
Pourquoi ? Lisez l’analyse du Mouvement Ecologique et rendez-vous sur www.mecoskop.lu/fr.
Les conclusions y relatives du Mouvement Ecologique et l’appel lancé au gouvernement sont les suivants :
Si un gouvernement n’a abordé qu’à peine la moitié des déclarations importantes sélectionnées dans l’accord de coalition dans le domaine du développement durable, cela ne peut que conduire à une évaluation négative du travail du gouvernement.
Ce gouvernement doit enfin mener un débat honnête sur la direction que doit prendre le Luxembourg afin que nous vivions dans le respect des limites de cette planète et que nous ne léguions pas un fardeau trop lourd aux générations futures, mais un « Luxembourg où il fait bon vivre ». Persister dans le pragmatisme actuel avec toutes ses conséquences négatives : non !
Ce gouvernement a récemment présenté une stratégie visant à rendre le Luxembourg plus « résilient ». La question de savoir comment le Luxembourg doit devenir plus « résilient » dans les domaines social et écologique n’est abordée que de manière secondaire. Afin que la croissance ne dépasse pas les limites des ressources naturelles (eau, sol, biodiversité, climat, etc.) et que les inégalités sociales ne conduisent pas à davantage de tensions, entre autres.
Cela signifie également que nous devons nous doter d’un ministère de l’Environnement doté d’un profil clair, que les aspects écologiques doivent être intégrés dans tous les ministères sectoriels et que la coopération entre les ministères doit être optimisée.
Mais cela signifie également que la pensée purement économique ne doit plus être le seul moteur des décisions politiques dans les affaires courantes, mais que la préservation à long terme des ressources naturelles et le bien-être des personnes doivent également être pris en compte.
À cet égard, il faut dire oui à une véritable réduction de la bureaucratie, mais non à une déréglementation sous le couvert de la réduction de la bureaucratie.
Pour y parvenir, il faut également accorder une réelle importance à la créativité et aux connaissances des organisations non gouvernementales et de la population.
Il s’agit là aussi d’une question de crédibilité de la politique, qui contribuerait également à renforcer la confiance des citoyens dans la politique et sa capacité d’action.
Vous pouvez télécharger l’analyse ici.
27.11.25






