Modification des horaires et lignes de bus par le Ministère du Développement durable – une nouvelle fois sans l’avis du client
Un changement des horaires et lignes de bus régionaux (RGTR) est entré en vigueur le 1er mai. Le Mouvement écologique regrette profondément la manière de la prise de cette décision, étant donné que, comme par le passé, les usagers actuels et potentiels du transport public n’ont pas été impliqués.
Il est bien connu que des déficiences importantes existent aussi bien au niveau des horaires qu’au niveau des lignes de bus. Des déficiences auxquels on pourrait remédier assez facilement, si l’avis du client était saisi et considéré systématiquement.
Une bonne planification de la mobilité, entraînant une amélioration substantielle du transport public, doit se fonder sur une gestion proactive de l’avis du client en l’invitant régulièrement à faire part de ses suggestions. Avant de procéder à une telle modification des horaires et lignes, il aurait été indispensable de consulter aussi bien les usagers actuels, que les personnes qui n’utilisent pas ou rarement le transport public en raison d’inadéquation de l’offre.
Cette chance a été ratée une nouvelle fois ! En effet, aucune entreprise ne pourrait se permettre de ne pas prendre en considération davantage l’avis de ces clients, tandis que le Ministère du Développement durable se le permet à maintes reprises…
En plus, on aurait pu s’attendre à une communication relative aux modifications bien plus à l’avance. D’une part pour redresser les erreurs les plus apparentes, d’autre part pour permettre aux clients de s’adapter en temps utile. Bien que les changements soient annoncés sur le site internet du Verkéiersbond depuis un certain temps, les usagers du transport public, qui ne fréquentent pas nécessairement ce site d’une manière régulière, n’ont pas été avertis !
De même, il est incompréhensible que le ministre n’ait toujours pas présenté la stratégie visant l’amélioration du transport public qu’il a annoncée à maintes reprises et dont la nécessité n’est pas contestée. Déjà lors de la suppression du Rufbus Capellen – malgré un succès certain – il y a un an, une telle stratégie a été promise par le ministre. Mais elle n’a toujours pas vu le jour. Il est grand temps de mener des réflexions fondamentales quant à l’amélioration du transport public et à la présentation d’alternatives adéquates pour des lignes peu utilisées. Le Mouvement écologique invite donc le ministre de présenter enfin une telle stratégie.
Finalement, le Mouvement écologique revendique un système de réclamation transparent pour le transport public. Même si le client obtient partiellement une réponse explicative quant à sa réclamation ou suggestion, il manque notamment un suivi systématique des réclamations répétitives.
Certes, le Mouvement écologique salue l’introduction d’un comité national d’usagers qui sera composé d’usagers de toutes les régions du pays (prière de ne pas oublier les frontaliers !) en septembre 2011. A noter cependant, que le succès d’un tel comité dépendra également des modalités d’organisation (clarification des obligations et droits d’un tel comité etc.). En outre, un tel comité ne constitue qu’un seul instrument parmi toute une panoplie de mesures nécessaires pour une meilleure prise en compte des clients. Il faudra également organiser des conférences de mobilité régionales et établir des concepts de gestion de la mobilité pour les zones commerciales et les grandes entreprises (tels que prévus par la loi de 2004), ainsi qu’organiser des consultations régulières avec les clients et introduire des comités d’usagers régionaux.
En conclusion, la présentation du changement des horaires et lignes du transport public montre une nouvelle fois la nécessité du Ministère du Développement durable de définir enfin une stratégie du transport public et de considérer davantage les intérêts de ses clients.
Mouvement Ecologique, mai 2011






