Vous voyez des points d’alimentation pour le gibier? Signalez-les-nous !

Les responsables du Mouvement Ecologique, qui sont chargés de rédiger les prises de position sur la chasse, ainsi que le conseil d’administration du Mouvement Ecologique sont tout à fait conscients du fait que certains ont du mal à accepter qu’une organisation environnementale milite en faveur d’une augmentation de la chasse. L’idée que « la nature se régule d’elle-même et que l’homme ne doit pas intervenir » est bien sûr chère à tous.

La forêt souffre considérablement de la catastrophe climatique, et tout doit être mis en œuvre pour la limiter autant que possible. Mais certains changements, par exemple en matière de précipitations, sont en train de se produire et vont s’aggraver.

Les périodes de sécheresse, etc. causent des dommages considérables à la forêt.

Mais le fait est que même sans l’intervention de l’homme, c’est-à-dire la chasse, nos forêts ne pourront plus remplir leurs multiples fonctions écosystémiques à l’avenir, car la population de gibier est trop importante. Là encore, la catastrophe climatique joue déjà un rôle majeur : les hivers autrefois plus froids hivers, avec leurs longues périodes de gel, entraînaient souvent une forte diminution des populations de gibier, en particulier chez les sangliers. Il est indéniable que la chasse traditionnelle avec « nourrissage d’urgence » en hiver, la protection des femelles, l’introduction (parfois illégale) d’espèces exotiques (comme le mouflon et le daim) contribuent également à la forte densité du gibier. Mais l’agriculture actuelle, avec son offre alimentaire abondante et la protection offerte par les vastes champs de maïs, contribue également à l’augmentation des populations de gibier.

Le Mouvement Ecologique s’est donc engagé pendant des années en faveur d’une interdiction du nourrissage. Avec succès. Lors de la dernière réforme de la loi sur la chasse, le nourrissage a été interdit et rendu passible de sanctions.

Seul le « kirren », c’est-à-dire l’appâtage pour la chasse, est actuellement autorisé. Cette pratique est acceptable pour le Mouvement Ecologique, car elle est indispensable pour garantir une chasse aussi peu perturbante que possible.

À quoi ressemble un appâtage réglementaire et en quoi diffère-t-il d’un nourrissage ?

En temps normal, l’appâtage des sangliers ne devrait guère être remarqué par les promeneurs, car il s’agit dans ce cas d’un volume maximal d’un litre de céréales/grains de maïs recouverts de bois/pierres afin qu’il ne soit pas accessible à d’autres espèces sauvages. L’ appâtage des sangliers est autorisé toute l’année.

L’appâtage des ruminants (cerfs, chevreuils, daims/mouflons) peut se faire avec du foin, des carottes, des betteraves, des pommes et autres fruits, un peu d’avoine, en quantités allant jusqu’à 5 litres, mais uniquement pendant la saison de chasse au cerf (du 1er mai au 31 janvier).

Tous les aliments transformés tels que le pain et autres sont interdits. Les appâts doivent être déclarés à l’ANF et il n’est pas permis d’en utiliser plus d’un pour les sangliers et un pour les ruminants par 50 ha (commencé) de surface forestière.

Tout ce qui ne correspond pas aux offres décrites ci-dessus est en principe considéré comme du nourrissage !

Pendant un certain temps, l’interdiction de nourrir les animaux a été respectée, mais le Mouvement Ecologique constate actuellement que cette pratique est à nouveau fréquente. C’est un non-sens absolu : on veut abattre plus de gibier, mais les chasseurs nourrissent les animaux et contribuent ainsi à l’augmentation des populations.

Vous voyez des points d’alimentation ? Signalez-les-nous (meco@oeko.lu)! Nous les transmettrons à l’administration chargée de la gestion de la nature afin qu’elle prenne les mesures nécessaires.

Ce dont nous avons besoin de votre part :

– les coordonnées de l’endroit où vous avez vu la source de nourriture ;

– la date à laquelle vous l’avez constatée ;

– une photo.

Nous transmettrons ces informations à l’ANF (sans mentionner votre nom). N’hésitez pas à nous signaler ces cas même si vous n’êtes pas certain qu’il s’agisse d’un appât ou d’un nourrissage.

 

Ici, il s’agit clairement d’un nourrissage.

 

26.02.26