Échange avec le ministère de la Santé en l’absence de la ministre
Notre santé est étroitement liée aux questions environnementales. Les pesticides et les produits chimiques persistants nuisent à l’homme et à la nature et constituent un risque sanitaire grave. Il est prouvé que le réchauffement des villes entraîne une augmentation du nombre de décès et des problèmes de santé. Le manque d’espaces verts dans les zones résidentielles a un impact négatif sur la santé (mentale). La liste est encore longue.
C’est pourquoi le Mouvement Ecologique avait demandé il y a plusieurs mois une réunion avec la ministre de la Santé Martine Deprez, qui a finalement eu lieu mi-janvier.
Au début de la réunion, les fonctionnaires présents ont dû informer les participants que la ministre devait malheureusement s’excuser pour des raisons urgentes. Ils ont toutefois ajouté qu’ils informeraient la ministre du déroulement de l’échange. Il y a certainement toujours des raisons pour annuler un rendez-vous. Si cela avait été possible, il aurait toutefois été correct d’en informer le Mouvement Ecologique à l’avance et, le cas échéant, de proposer de reporter la réunion.
Tant les représentants du Mouvement Ecologique que les fonctionnaires ont toutefois manifesté leur intérêt pour un échange qui se déroule dans les règles.
Malheureusement, les fonctionnaires ne semblaient pas avoir reçu de mandat réel de la part de la ministre pour s’exprimer concrètement sur les points à l’ordre du jour convenus, tels que :
- Dans quelle mesure le ministère intervient-il dans des dossiers concrets d’autres ministères qui sont pertinents pour la santé : de la protection de l’eau à l’agriculture biologique en passant par la législation sur la végétalisation des localités, et a-t-il également son mot à dire à ce sujet ?
- Dans quelle mesure le ministère s’engage-t-il en faveur de valeurs plus strictes concernant la pollution par les substances chimiques éternelles (PFAS) au niveau de l’UE ?
- Quel ministère dirige le groupe de travail interministériel sur les PFAS et quand une campagne d’information sera-t-elle menée à ce sujet ?
- À quelle vitesse faut-il promouvoir le développement des aliments biologiques dans les hôpitaux (dont l’importance pour la santé est avérée) ?
- Comment mieux protéger les enfants dont les cheveux sont tous contaminés par des pesticides, selon des analyses (réalisées à la demande du ministère de la Santé) ?
Les fonctionnaires se sont montrés ouverts et engagés et ont également déclaré que ces questions étaient importantes pour leur ministère. Ils ont indiqué à plusieurs reprises qu’ils transmettraient les préoccupations du Mouvement Ecologique à la ministre.
Conclusion du Mouvement Ecologique (indépendamment de l’engagement des fonctionnaires) : il est difficile de savoir si et dans quelle mesure le ministère de la Santé prend position de manière cohérente sur les risques sanitaires liés aux polluants environnementaux, et dans quelle mesure il assume sa responsabilité pour mieux protéger la santé de tous.
Le ministère doit se faire le porte-parole des questions de santé et d’environnement de manière beaucoup plus cohérente dans ce domaine, y compris à l’extérieur, telle est la conclusion du Mouvement Ecologique.
Qui sait, peut-être que la ministre se prêtera à nouveau à un échange… et assumera la responsabilité qui lui a été confiée conformément aux missions du gouvernement : faire progresser la protection de la santé des personnes, y compris dans ces domaines.
23.01.26






